Hialmar, sur le pont principal de Vendeaume, qui mène à la grande porte. Remarquez le port en contrebas.
Que la légion essaye de l'enfoncer...
Hialmar est un nordique partisant des Sombrages et fidèle de Talos et des autres dieux de Bordeciel. Il se bat avec deux haches d'acier (qu'il a améliorées grâce à son talent pour le forgeage des armes) et porte fièrement la tenue des guerriers d'Ulfric. Le voici à ses débuts, dans la superbe ville de Vendeaume, alors qu'il vient de rejoindre la rebellion. Il est accompagné par un mercenaire recruté dans la taverne de la ville.
Son nom vient d'un poème nordique de Leconte de Lisle, "Le coeur de Hialmar"
-Heidmir est là, vous pouvez entrer
sire
-Merci soldat, dit Ulfric. Continuez
votre reconnaissance alentour, afin d'éviter les mauvaises
surprises.
A ces paroles, l'homme repartit
aussitôt dans la nuit, tandis que le jarl, entouré d'une faible
escorte, s'approchait à cheval de la ferme où il avait rendez-vous
avec un notable d'Epervine. ce dernier, tout dévoué à la rebellion,
promettait de lui offrir son soutien à condition de rencontrer le
chef de la rebellion en personne. Si la région tombait aux mains
des Sombrages, la guerre pouvait basculer: Blancherive pourrait
être prise en tenaille, et il serait impossible à l'empire de lui
envoyer des renforts par le sud. Le jeu était risqué, mais pouvait
se révéler payant.
Ulfric attacha sa monture devant la
batisse, et se dirigea vers l'entrée. Une femme grande et blonde,
habillée simplement attendait à la porte. "Thongar vous attend à
l'intérieur, sire" dit-elle d'une voix froide mais respectueuse. Le
personnage qui attendait assis sur une chaise rustique près du feu
n'avait rien qui laissa deviner une quelconque importance. Vêtu
presque aussi grossièrement que sa domestique, il ne laissait
deviner son rang qu'au collier d'or, presque invisible, qui
ceignait son cou. Son allure n'était pas plus distinguée. Sa tête
carrée, rentrée dans ses épaules, des mains dépourvues de
délicatesse, sa manière de vider brusquement la coupe d'hydromel,
laissaient plutot penser aux inconnus qu'il s'agissait d'un paysan
que d'un proprétaire terrien. Il n'évita que de justesse la
grossièreté de rester assis lorsque le jarl entra dans la
pièce.
Aussitôt, la conversation s'engagea,
franche, directe et animée. "Femme, apporte aussi de l'hydromel à
mes hommes, demanda Ulfric. Il ne convient pas qu'un monarque boive
tandis que ses compagnons restent sobres."
"Cela prouvera à notre hôte que nous
sommes bien natifs de Bordeciel, et non pas des espions Thalmor",
s'exclama Svenja en riant.
L'alcool remplit aussitôt les
coupes, sans excès cependant, car nul n'oubliait qu'on était en
territoire impérial.
La conversation repris de plus
belle, à la lueur des lanternes et des torches. Alors que la nuit
était bien avancée, Ralof, qui faisait les cents pas depuis
quelques temps déjà, emmena Svenja à l'écart du
groupe:
"-Cela fait une éternité que nous
n'avons aucune nouvelle de nos sentinelles. L'homme que j'ai envoyé
à leur recherche ne revient pas. Il faut prévenir
Ulfric.
-Et si c'était une fausse alerte ?
Je vais partir à leur recherche, répondit-elle
Avant que Ralof n'ait eu le temps
d'essayer de la dissuader, elle avait déjà franchi le seuil. "Soit,
se dit-il, je dois mettre le jarl en sécurité". Il poussa la porte
de la pièce principale.
-Qu'y a-t-il Ralof ? demanda
Ulfric
-Sire, nous n'avons aucune nouvelle
de nos éclaireurs. Et l'un d'entre nous croit avoir vu des
silhouettes se faufiler entre les arbres. Il faut partir au plus
vite.
Le jarl jeta sur l'incconu un regard
glacial
-Nous auriez-vous trahi
?
-Je...non, pourquoi vous
trahirais-je se défendit l'homme, visiblement appeuré
-Je vous souhaite de dire la vérité.
A cheval.
Alors qu'ils se dirigeaient vers la
sortir, il croisèrent un des gardes du corps, affolé
-Les chevaux ont été empoisonnés,
sire !
-Par Talos ! Il s'agit bien d'un
piège, s'écria le jarl, fou de rage
Au même moment, ils entendirent la
fracas des sabots retentir à quelques kilomètres de
là.
-Ils sont nombreux, regardez ce
nuage de poussière !
-Là, sur la crète, des archers
!
Aussitôt, une grèle de flèches
meurtrière força les sombrages à rentrer précipitamment à
l'intérieur.
-Nous sommes perdus ! dit un
garde
Des coups violents retentirent à la
porte
-Par les dieux, ils sont déjà
ici!
-Non, écoutez, c'est
Svenja.
On ouvrit la porte. Svenja, couverte
de sang, entra en trombe.
-Les impériaux sont là... Ils ont
tué nos éclaireurs. C'est un prodige que je sois en vie, ils sont
partout, au moins une centaine !
-Sire, il faut partir maintenant; il
est encorre temps de leur échapper. Le bois n'est pas loin, et
leurs chevaux ne nous y suivront pas
-Mais il est rempli de légionnaires,
répliqua Svenja. Vous n'y arriverez pas
-Dans ce cas, tout est perdu. Il est
encore temps d'éviter une effusion de sang inutile, conclut
Ulfric.
-Vous n'allez pas vous rendre ? Ils
vous tueront aussitôt !
-C'est la seule chose à faire. Peut
être les dieux nous donneront-ils une chance de nous en
tirer.
Les cavaliers venaient d'encercler
la ferme. L'un d'eux, avec les signes d'un messager, d'approcha.
Ulfric ouvrit la porte, suivi de ses hommes, et alla à sa
rencontre. Les impériaux le baillonèrent, par crainte de sa voix,
qui avait tué le Haut roi et déclenché la guerre. On emmena les
rebelles dans des chariots, qui partirent aussitôt en direction
d'Helgen, alors que l'aube se levait à l'horizon.